Saints orthodoxes fêtés le 7 décembre

St. Alexandre de Corinthe. St. Grégoire de la Pierre d'or. St. Marc, en Bithynie. St. Théodore d'Antioche. St. Mercure de Smolensk.

St. Mercure, soldat d'origine grecque, martyr mort pour le Christ en combattant les Tatares païens sous les murs de Smolensk (Russie 1238). St. Nicodeme le Nouveau, moine à Bérée en Macédoine, puis ermite (XIVème siècle). St. Simon, ermite, puis fondateur du monastère de Soïga au territoire de Vologda (Russie 1562).
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 07 décembre 2009 15:26

Martyrologe latin du 7 décembre

La vigile de l'Immaculée conception de la Bse. Vierge Marie.
(397) St. Ambroise, évêque, Confesseur et docteur de l'Eglise : il s'endormit dans le Seigneur la veille des nones d'avril (4 avril) ; mais sa fête se célèbre plus spécialement en ce jour où il reçut le gouvernement de l'Eglise de Milan.
A Rome (283), le bx Eutychien pape : de ses propres mains il donna en divers lieux la sépulture à 342 martyrs ; plus tard, il leur fut Associé, sous l'empereur Numérien, recevant, lui aussi , la couronne du martyre ; Il fut inhumé dans le cimetière de Calliste.
A Alexandrie (250), la naissance au ciel du bx. Agathon, Soldat : durant la persécution de Dèce, il empêchait quelques Païens de traiter avec irrévérence les corps des martyrs ; cet acte excita Aussitôt contre lui l'émotion populaire, il fut conduit devant le juge, et, Comme il persistait à confesser le Christ, il fut, Pour sa piété, condamné à la peine capitale.
A Antioche, les saints martyrs Plcupre et Théodore.

En Irlande (521), st. Buite, abbé.
A Bayeux (VIIe s.), st. Goerbd, évêque.
A Savone (1880), ste. Marie-Joseph Rosello, Fondatrice des filles de N.-D. de la Miséricorde.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 07 décembre 2009 15:09

SAINTE CATHERINE D'ALEXANDRIE

SAINTE CATHERINE D'ALEXANDRIE
Née à Alexandrie, la capitale de l'Egypte et la métropole des sciences et des arts, Catherine (ou Aicatherine) était la fille d'un riche et puissant seigneur, Constus (ou Cestus). Outre la noblesse, Dieu l'avait parée d'une rare beauté, qui faisait l'admiration de tous ceux qui l'approchaient, et lui avait donné une intelligence exceptionnelle. La jeune fille suivit les leçons des meilleurs maîtres et des plus illustres philosophes; elle apprit à débrouiller les raisonnements les plus obscurs et à maîtriser avec un égal succès les systèmes philosophiques d'Aristote, de Platon et de leurs disciples plus récents. Elle excellait aussi dans l'art du langage, connaissait les plus grands poètes, d'Homère à Virgile, et elle pouvait s'entretenir de tout sujet dans un grand nombre de langues qu'elle avait apprises auprès des savants et des voyageurs qui venaient séjourner dans cette ville cosmopolite. Elle avait parcouru toutes les sciences de la nature, en particulier la médecine, et aucun domaine de la sagesse humaine ne pouvait échapper à son esprit pénétrant et avide de connaissance.

Agée de dix-huit ans à peine, elle avait atteint un degré si rare dans la science qu'elle faisait l'admiration des vieillards les plus éprouvés. Cette réputation, la noblesse de son origine, sa beauté et sa richesse la rendaient enviable pour beaucoup, et de nombreux prétendants se présentaient pour la demander en mariage. Mais Catherine, pressentant intérieurement l'excellence de la virginité, refusait toutes les demandes et avait posé à ses parents comme condition de n'accepter pour époux qu'un jeune homme l'égalant aussi bien par la noblesse que par la richesse, la beauté et la sagesse.

Sa mère désespérant de trouver un tel parti, envoya la jeune fille prendre conseil d'un saint ascète chrétien qui vivait un peu en-dehors de la ville. Celui-ci dit à Catherine qu'en effet il connaissait un tel homme et que sa sagesse était encore bien supérieure, car elle est le principe même de tous les êtres visibles et invisibles. Cette sagesse, il ne l'a pas acquise, mais il la possède éternellement. Sa noblesse est aussi supérieure à tout ce qu'on peut imaginer, car il possède le pouvoir sur l'univers entier et a créé le monde par sa propre puissance. Maître des mondes, principe de toute sagesse et de toute science, il est aussi - lui dit l'ancien - le plus beau des enfants des hommes, car il est Dieu incarné: le Fils et le Verbe éternel du Père qui S'est fait homme pour notre salut et qui désire épouser chaque âme vierge. L'ascète la congédia en lui donnant une Icône de la Mère de Dieu portant l'enfant-Dieu dans ses bras. La nuit suivante, Catherine vit apparaître la Mère de Dieu, mais le Christ se détournait et refusait de la regarder, disant qu'elle était laide et toute souillée car encore soumise à la mort et au péché. Toute troublée, elle se rendit auprès de l'ascète qui lui enseigna les mystères de la foi et la fit renaître pour la vie éternelle dans la bain du Baptême. La Mère de Dieu lui apparut alors à nouveau, portant le Christ rayonnant de joie. «La voilà désormais rayonnante et belle, riche et vraiment sage - dit le Christ - maintenant Je l'accepte comme Ma fiancée très pure!» Pour sceller ces fiançailles célestes, la Mère de Dieu passa au doigt de la jeune fille un anneau et lui fit promettre de ne pas accepter d'autre époux sur la terre.

Or c'est à cette époque que l'empereur Maximin (305-311), à la suite de Dioclétien, voulait contraindre, sous peine de tortures et de mort, tous ses sujets à participer à des sacrifices idolâtres en signe de soumission à sa puissance. Comme on procédait à de tels rites impies à Alexandrie, Catherine se présenta devant l'empereur dans le temple, lui rendit hommage comme souverain, mais condamna sévèrement le culte des créatures. D'abord frappé par l'éclatante beauté de la jeune vierge et par son audace, l'empereur l'écouta développer ses raisonnements et fut conquis par sa sagesse. Catherine lui proposa d'affronter dans une discussion publique les sages et les rhéteurs les plus brillants de l'empire. Le souverain accepta et envoya des messagers dans tous les confins de l'empire pour rassembler sages, philosophes, rhéteurs et dialecticiens. Ils vinrent au nombre de cent cinquante à Alexandrie et se présentèrent devant l'empereur et la foule rassemblée dans l'amphithéâtre avec, face à eux, la frêle jeune fille, seule mais rayonnante de la grâce du Saint-Esprit. Elle ne les craignait pas car le Saint Archange Michel venait de lui apparaître et de lui assurer que le Seigneur parlerait par sa bouche et lui ferait vaincre la sagesse du monde par la Sagesse venue d'en-haut. Ainsi confirmée, Catherine démontra les erreurs et les contradictions des oracles, des poètes et des philosophes. Elle montra qu'ils avaient eux-mêmes reconnu que les soi-disant dieux des païens sont des démons et l'expression de passions humaines. Pour appuyer ses arguments, elle fit même appel à certains oracles de la Sibylle et d'Apollon, qui annonçaient obscurément la divine Incarnation et la Passion salutaire du Fils de Dieu. Elle confondit leurs fables et leurs mythes et proclama que le monde a été créé de rien par le seul vrai Dieu éternel et que l'homme a été délivré de la mort par l'Incarnation du Fils unique du Père. Réduits au silence, à bout d'arguments, les rhéteurs reconnurent leur erreur et demandèrent à la Sainte de recevoir le Baptême. L'empereur, furieux de cet échec, fit saisir les cent cinquante sages et les condamna à périr par le feu, le 17 novembre. Après avoir vainement essayé de convaincre Catherine par les flatteries, il la fit torturer et jeter en prison. Mais la propre épouse de Maximin se convertit à son tour au spectacle des exploits de la jeune fille et lui rendit visite dans sa prison, en compagnie du général Porphyre, un proche ami du souverain, et de deux cents soldats qui devinrent eux aussi disciples du Christ. La Sainte les accueillit avec joie et leur prédit la gloire des valeureux athlètes de la foi. L'empereur oublia tout sentiment humain en apprenant la défection de ses proches. Il fit cruellement torturer sa femme et la fit décapiter, le 23 novembre. Le lendemain, il fit comparaître Porphyre et les soldats et ordonna de leur trancher la tête.

Le 25, Catherine fut tirée à son tour de son cachot et apparut au tribunal plus belle et plus éblouissante de joie céleste que lorsqu'elle était entrée, car elle voyait désormais venu le jour de son mariage avec le Christ. On l'emmena en-dehors de la ville et, après une dernière prière d'action de grâces au Christ qui lui avait découvert les trésors inépuisables de la vraie sagesse, la Sainte eut à son tour la tête tranchée.

Deux Anges se présentèrent alors et transportèrent son corps d'Alexandrie au Mont Sinaï Il fut découvert par un ascète qui demeurait non loin de là, et, lorsqu'on édifia le grand monastère près de la montagne où Moïse avait parlé avec Dieu, on le dédia à Sainte Catherine et on y déposa ses Saintes Reliques, qui dégagent jusqu'à aujourd'hui un parfum céleste et qui ont accompli de nombreux miracles.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 07 décembre 2009 14:53

Saints orthodoxes fêtés le 6 décembre

St. Amphiloque, Evêque d'Iconium. St. Grégoire, Evêque d'Agrigente. St. Sisinius le Confesseur. St. Ischirion, Evêque. St. Hélénos, Evêque de Tarse.

St Antoine, ascète à Iézer dans le département de Vilcea en Valachie (1742). Saints Boris, évêque d'Ivanovo, Eliazar, prêtre, et Alexandre, martyrs (Ukraine 1937). St. Alexandre (Petrovsky), archevêque de Kharkov, martyr (Ukraine 1939-1940).
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 06 décembre 2009 14:29

Martyrologe latin du 6 décembre

A Myre (IV e s.), la naissance au ciel de St. Nicolas, évêque et confesseur : entre autres miracles insignes, on raconte de lui ce fait Mémorable, qu'il apparut en Songe à l'empereur Constantin, et que par ses avertissements et menaces il porta ce prince à gracier des condamnés à mort qui avaient, à distance, invoqué le st. évêque.
Le même jour (Ive s.), st. Polycronius, prêtre : au temps de l'empereur Constance, il fut égorgé à l'autel par des ariens qui l'avaient surprit célébrant la Messe.
En Afrique (484), st. Majoric, fils de Ste. Denise : étant encore Jeune il redoutait les tortures, mais, Encouragé par les gardes et les exhortations de sa M., il devient le plus courageux de tous et rendit l'âme au milieu de tourments. Sa M., Alors, le prenant tendrement dans ses bras, l'inhuma dans sa demeure, et se fit une coutume de prier souvent à sont tombeau.
Au même lieu (484), le saintes femmes Denise, m. du Martyre Majoric, Dativa et Léontia, ainsi qu'un st. homme nommé Riouts, avec Emile, médecin, puis Boniface et trois autres Encore. Tous ces chrétiens, durant la persécution des vandales, sous le Roi arien Hunéric, eurent à souffrir Pour la défense de la Foi catholique d'horribles tourments, et ils méritèrent ainsi d'être associés aux saints confesseurs du Christ.
A Rome (Après 385), ste. Asella, vierge : Selon le témoignage de St. Jérôme, elle fut bénie dès le sein de sa m. et elle vécut jusqu'à une extrême vieillesse dans le jeune et la prière.

A Grenade, en Espagne (1300), la passion du bx. Pierre Paschase, évêque de Jaén et Martyr, de l'ordre de N.-D. de la merci Pour la rédemption de captifs.
A l'abbaye de Hamage, au diocèse d'Arras, Aujourd'hui de Cambrai (649), ste. Ertue, abbesse.
Au monastère de la tour d'Eusocie, en Palestine (Vers 557), st. Abraham, Moine et Evêque de Cratia.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 06 décembre 2009 14:17

SAINT ALEXANDRE NEVSKY

SAINT ALEXANDRE NEVSKY
1263 : A l'époque la plus critique de toute l'histoire mouvementée du peuple russe, Saint Alexandre brilla par son courage et ses vertus de chef d'état chrétien: énergique, vaillant, défenseur de la foi et de la justice; il reçut de Dieu la mission d'offrir sa vie au service de son peuple assailli de toutes parts. Dès son plus jeune âge, il fut initié au métier des armes et à l'art du gouvernement par son père Iaroslav, prince de la ville de Peregiaslav ; mais il apprit aussi à user de l'un et de l'autre avec sagesse et modération pour la cause de la piété et de la justice, grâce à la fréquentation assidue de l'Eglise et à la méditation des Saintes Ecritures. Alexandre était si beau, si vaillant et se comportait avec un tel esprit évangélique qu'il faisait même l'admiration de ses ennemis.

En 1228, âgé de seulement dix ans, il était devenu avec son frère aîné. prince de la fière et grande ville de Novgorod. Il fit de bonne heure l'expérience des difficultés du gouvernement, car les habitants de la ville étaient divisés en des luttes fratricides qui opposaient les riches au pouvoir et les pauvres écrasés par les taxes et la tyrannie des notables. En 1231, cette situation fut aggravée par une terrible famine et un hiver exceptionnellement rigoureux qui firent de nombreuses victimes. Le jeune prince montra alors ses vertus chrétiennes en ouvrant toutes ses réserves et en venant en aide personnellement aux riches comme aux pauvres. Il se fit ainsi aimer de ses sujets et put, peu à peu, imposer son autorité aux habitants qui avaient refusé jusque là de reconnaître la dignité du Prince. Ami du Clergé, des moines et des pauvres, il consacrait toute son énergie à la sauvegarde de sa ville menacée.

Depuis 1223 les Tartares (ou Tatares), venus des steppes d'Asie centrale, avaient envahi et ravagé d'immenses territoires, et, entre 1237 et 1239, il déferlèrent sur la Russie, pillant et massacrant tout ce qui se trouvait sur leur passage. Ils s'emparèrent de Vladimir, mais s'arrêtèrent à environ 100 kilomètres de Novgorod pour se diriger vers Kiev et la réduire en cendres. Ils se fixèrent ensuite dans la partie sud-est de la Russie, sur un territoire d'une grande importance stratégique, contrôlant l'accès à la Mer Noire, au Caucase et à l'Asie centrale, nommé la Horde d'Or : mais ils soumirent pour plus de deux cents ans les principautés russes à de très lourds tributs, les menaçant constamment de meurtrière invasion en cas de rébellion.

Devenu seul Prince de Novgorod à la mort de son frère en 1236, Alexandre eut à affronter le danger plus pressant venu d'Occident, le royaume de Suède, celui de Lithuanie et les chevaliers teutoniques -(ordre monastique militaire qui occupait les rives de la Baltique entre la Pologne et la Finlande et qui avait pour mission la conversion forcée des peuples slaves et baltes au Catholicisme romain)- faisaient converger leurs efforts pour s'emparer des principautés russes affaiblies par l'invasion mongole et par leurs divisions. Le 16 juillet 1240, Alexandre fut contraint de réunir une faible armée pour s'opposer à une violente et massive incursion des Suédois. Mais la veille au soir, Saints Boris et Gleb apparurent sur un mystérieux bateau descendant la Neva, en exhortant les rameurs célestes à se hâter pour venir au secours de leur «parent, Alexandre». Encouragés par cette apparition et assistés par la Mère de Dieu, le jeune Prince et ses hommes infligèrent alors une défaite écrasante à leurs ennemis. Or, le peuple de Novgorod à nouveau divisé expulsa, quelque temps plus tard, son héros; mais l'année suivante, les chevaliers teutoniques s'étant emparés de Pskov menacèrent de prendre Novgorod. On rappela Alexandre qui, sans rancune, accourut au secours de son peuple et remporta une nouvelle victoire près du lac Peîpous (1242). Il fut alors accueilli triomphalement à Novgorod et passa les quatre années suivantes à s'opposer aux incursions répétées des Lituaniens.

A la mort de son père, en 1246, Alexandre fut convoqué à la Horde d'Or auprès du khan tatare avec les autres princes russes. Or l'usage voulait qu'en rendant hommage au souverain mongol, on se soumît aussi aux usages païens, sous peine de mort1. Alexandre le savait, mais il ne voulait pour rien au monde trahir la Sainte Foi, aussi se prépara-t-il à la mort. Arrivé devant le khan, il s'inclina respectueusement devant son souverain, mais refusa de se soumettre au rite païen, en disant: «Majesté, je te rend honneur car Dieu t'a octroyé la souveraineté, mais je ne peux vénérer les idoles, car je suis Chrétien et j'adore le seul Dieu en trois Personnes, le Créateur du ciel et de la terre!» Le khan, impressionné par son courage et ayant été mis au courant des exploits du Saint, ordonna qu'on ne lui fît aucun mal, et il lui offrit une hospitalité pleine d'égards. De là, Alexandre et son frère André furent envoyés auprès du grand-khan, à Karakoroum, aux extrêmes confins de la Mongolie. Il revint à Novgorod en 1251, épuisé ,et malade après ce voyage, mais ayant été confirmé Prince de Novgorod et de Kiev et ayant acquis la confiance des envahisseurs.

En 1252, André, Prince de Vladimir, se révolta contre les Tatares et s'allia aux Suédois, offrant la Russie à de terribles représailles. Alexandre se rendit à nouveau à la Horde d'Or et put éviter l'invasion. Il racheta de nombreux prisonniers avec les réserves de l'état et, ayant obtenu le pouvoir sur toute la Russie, il entreprit de rassembler le peuple de Kiev dispersé. Par la suite, il se rendit une troisième et une quatrième fois auprès du khan pour intercéder en faveur de son peuple rebelle aux lourdes taxes et au recensement fiscal imposés par les Tatares.

A la même époque, le Saint Prince dut résister aux menaces persistantes de l'Ouest. Le Pape de Rome Innocent IV avait envoyé des missionnaires vers les principautés russes pour convertir le peuple orthodoxe à la foi romaine, mais Alexandre réagit fermement en repoussant les dogmes étrangers à la tradition apostolique transmise au peuple russe par l'intermédiaire de Byzance. Les puissances catholiques levèrent alors une véritable «croisade» contre lui; en 1256, Suédois, Danois, Finnois et chevaliers allemands se précipitèrent vers Novgorod, mais Alexandre repoussa la coalition et occupa même la Finlande.

En 1260, les tributs exigés par les Mongols augmentèrent à nouveau et ceux qui ne pouvaient pas s'acquitter étaient pris comme esclaves par les mercenaires chargés du recouvrement des impôts. On enrôlait également de force de nombreux russes pour servir dans la campagne engagée par le khan en Perse. Alexandre partit à nouveau en mission, obtint l'allégement des taxes et put éviter la conscription obligatoire. Mais, épuisé par le voyage et la maladie, il mourut en route, le 14 novembre 1263, après avoir revêtu le grand habit monastique sur son lit de mort et avoir reçu le nom d'Alexis.

De nombreux miracles et apparitions eurent lieu auprès de son tombeau, particulièrement à la veille des grandes victoires des Russes contre les Mongols en 1380, 1552 et 1572. En 1380, on découvrit les Reliques de Saint Alexandre incorrompues et on le proclama Saint. Il fut déclaré protecteur du peuple russe par le Tsar Pierre le Grand au 18e siècle.

Saint Alexandre Nevsky, avec Sainte Olga, est le Saint Patron des Vitiaz.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le dimanche 06 décembre 2009 13:56

Saints orthodoxes fêtés le 5 décembre (22 novembre)

Saints Philémon, Apphia, Archippe et Onésime. Ste. Cécile, saints Valérien et Tiburce. St. Maxime. Saints Marc, Etienne et Marc. St. Procope de Palestine.

Saints Jean, Basile, Paul, Jacques, Theodore, Jean, Alexandre, Elie, Alexis, Athanase, prêtres, et Gerasime, moine, martyrs (Russie 1937). Ste. Parasceve, confesseur (Russie 1952). St. Clément d'Ochrid, illuminateur des Bulgares.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 05 décembre 2009 14:48

Martyrologe latin du 5 décembre

En Judée (532), st. Sabas, abbé, né à Mutala, ville de Cappadoce : il donna un exemple admirable de Sainteté, combattit avec Courage Pour la Foi Catholique contre ceux qui attaquaient le st. concile de Chalcédoine, et finalement mourut en Paix, dans la laure du diocèse de Jérusalem, qui dans la suite fut désignée sous le nom de st Sabas.
A Nice, près du Var, st Bassus, évêque : durant la persécution de Dèce et de Valérien, il fut de la part du préfet Pérenius, Pour la Foi du Christ, cruellement tourmenté sur le chevalet, brûlé avec des lames rougies au feu, Roué de coups de bâton, déchiré par les scorpions et enfin jeté dans le feu ; mais en étant sorti sain et sauf, on le transperça de deux clous, et ainsi il consomma son glorieux martyre.
A Pavie (IIIe s.), st Dalmace, évêque et Martyr qui souffrit durant la persécution de Maximien.
A Coerfinium, chez les péligniens, st. Oelin, évêque de Brindes. Sous Julien, l'Apostat, sa prière fit Crouler un temple de Mars. Aussi fut-il frappé Fort cruellement par les pontifes des temples. Percé de 85 blessures, il mérita la Couronne du Martyre.
Ce même jour st. Anastas, martyr qui, dans son ardeur Pour le Martyre s'offrit de lui-même aux persécuteurs.

A Hérauldem (1391), les bienheureux Nicolas Taivlich, Déodat Aribert, Etienne de Cunéo et Pierre de Narbonne, franciscains martyrs.
A Mantoue (1495), le bx. Barthélemy Fanti, carme.
A Tyburn, près de Londres (1612), le bx. Jean Amond, martyr.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 05 décembre 2009 14:25

SAINT CLEMENT D'OCHRID

SAINT CLEMENT D'OCHRID
Notre Saint Père Clément était probablement d'origine slave et naquit vers 840. Devenu très tôt disciple de Saint Méthode (cf. 11 mai), il s'efforça, sa vie durant, d'imiter en toute chose son père spirituel, et il reçut de ce dernier et de son frère Saint Constantin, l'amour des saintes Lettres et le désir ardent de transmettre aux peuples barbares la Bonne Nouvelle dans leur propre langue. A la mort de l'Apôtre des Slaves, Saint Méthode (885), son ennemi juré, l'Evêque Wiching, s'acharna sur ses disciples, car par leur enseignement c'était Méthode et l'Orthodoxie qui continuaient de pénétrer dans le peuple et qui l'encourageaient à se détourner de l'influence franque. Il les dénonça à Svatoplouk, en les accusant de conjuration. Traduits devant le prince, Clément et Gorazd lui expliquèrent qu'ils ne cherchaient pas à se révolter contre son autorité, mais à défendre le dogme orthodoxe de la Sainte Trinité, en luttant contre l'addition du Filioque. Le prince dépravé, restant insensible aux arguments théologiques, livra les Saints missionnaires aux Allemands, qui traînèrent les uns dans les ronces et vendirent les autres en esclaves.

Les chefs de la mission byzantine: Gorazd, Clément, Nahum, (Laurent), Sabas et Angélaire furent enchaînés en prison, avec interdiction formelle de communiquer avec leurs proches. Consolés toutefois par le Seigneur et raffermis dans cette épreuve par la prière, ils furent délivrés de leurs liens au moment où un tremblement de terre ébranlait l'endroit. Au lieu de reconnaître là un signe de Dieu, Svatoplouk les fit charger de liens plus lourds et les soumis à de plus cruels traitements. Au bout de trois jours un miracle identique se produisit, mais le tyran insensible fit châtier les Saints de plus belle, les laissant dans leur cachot, couverts de plaies et sans nourriture. Un détachement de soldats durs et grossiers les tira ensuite de prison pour les chasser du royaume de Moravie. Clément, Nahum, Angélaire et Sabas se dirigèrent vers le Danube, dans l'espoir d'atteindre la Bulgarie. Parvenus à un village, ils furent accueillis par un homme généreux, mais, à peine étaient-ils arrivés, que le fils de ce dernier vint à mourir. Les Saints adressèrent une prière au Seigneur, et aussitôt l'enfant se releva, comme jadis Lazare l'Ami du Christ. Ayant traversé le Danube, ils parvinrent à Belgrade, où le gouverneur, informé de leur identité, les fit transférer sans plus tarder à la cour du tsar Boris qui avait justement alors un grand désir de recevoir de tels hommes de Dieu5.

Le saint prince leur manifesta les plus grandes marques d'honneurs et, remerciant Dieu d'avoir permis l'arrivée dans sa patrie de confesseurs de la foi, en tout point semblables aux Apôtres, il leur demanda de lui raconter en détail toutes leurs tribulations. Pendant leur séjour à la cour, les Saints étaient souvent convoqués par le tsar pour l'instruire sur les dogmes de l'Église, sur la vie des Saints et sur les devoirs du prince Chrétien. Après quelque temps, il confia à Clément l'évangélisation de la région de Koutmitzevica, Ochrid et Glavinitsa (885)6 Grâce au soutien des autorités locales, le Saint put répandre rapidement la semence évangélique et il rassembla quelque trois mille cinq cents disciples. En même temps que la Bonne Nouvelle, il leur enseignait aussi l'alphabet découvert par Saint Cyrille, qu'il avait lui-même modifié7 et dans lequel Saint Clément traduisit de nombreuses oeuvres venues de Byzance, afin que la nouvelle Église puisse être édifiée sur les fondements solides de la tradition apostolique. Il fit ordonner plus de trois cents d'entre ses disciples, qu'il laissait à demeure dans les paroisses, afin d'approfondir l'oeuvre missionnaire et de travailler patiemment au déracinement des coutumes païennes et des superstitions.

A la mort de Boris, son fils Siméon (893-927) prit la succession et montra un zèle identique pour l'évangélisation de son peuple8. Il tenait Saint Clément en grande estime, le considérant comme son père spirituel, et le fit consacrer Evêque de Velitsa (ou Drembitsa), avec juridiction sur la Macédoine occidentale. Premier Hiérarque d'origine slave, Saint Clément se montra digne successeur des Apôtres et redoubla ses efforts pour la prédication et l'instruction du peuple, oeuvre qu'il considérait plus importante que le pain quotidien. Pendant ses temps libres, il continuait l'oeuvre de traduction des Saints Cyrille et Méthode9, et passait toutes ses nuits en prière. Pour pallier au manque de prédicateurs, il rédigea en slave une série de sermons pour les principales fêtes de l'année, que les Prêtres pouvaient lire au peuple, afin de les nourrir de la doctrine des Saints Pères. Il traduisit et composa aussi des Offices pour les fêtes des Saints, et porta une grande attention à la digne célébration des Offices de I'Eglise, ce qui contribuait plus que tout autre moyen à la conversion et à l'enseignement du peuple. Il fonda à Ochrid un monastère dédié à Saint Pantéléimon et une église, où il aimait à se retirer. Un jour qu'il était venu dans cette cité pour une visite pastorale, deux paralytiques aveugles tombèrent à ses pieds pour lui demander secours. Après avoir vérifié si personne d'autre n'était présent, le Saint leva les yeux vers le ciel et, aussitôt, les deux infirmes se relevèrent guéris.

Au bout de vingt années de travaux apostoliques, Saint Clément, parvenu à un grand âge, demanda au tsar Syméon de lui accorder son congé pour lui permettre de consacrer ses derniers jours à la prière dans son monastère d'Ochrid. Le tsar, surpris, jura qu'il ne souffrirait pas de voir un autre que lui sur le trône Archiépiscopal, et qu'il préférait abdiquer lui-même plutôt que de laisser le Saint se retirer. Saint Clément dut se soumettre et promit de ne plus parler de démission. Mais, dès qu'il rentra à son monastère, il tomba malade. Après une vision des Saints Cyrille et Méthode, qui lui annonçèrent son prochain départ, il mit en ordre ses affaires, rédigea son testament, puis remit en paix son âme au Seigneur, le 27 juillet 916. Il fut rapidement vénéré comme le Saint Apôtre de la Bulgarie, laquelle lui devait non seulement son évangélisation et sa première organisation ecclésiastique, mais aussi les fondements d'une civilisation qu'elle allait bientôt transmettre à la Russie et aux autres peuples slaves.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 05 décembre 2009 13:58

Poème de Sainte Thérèse - Pourquoi je t'aime, Marie

[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 04 décembre 2009 19:16